Edmond Barrial est né au cœur de la vallée de l’Auzonnet, dans le bassin houiller d’Alès à l’entrée des Cévennes.
Edmond, enfant unique, était atteint d’une grave maladie invalidante qui l’empêcha de marcher. Il ne put fréquenter l’école. C’est sa grand-mère et trois de ses voisins qui se relayaient tous les jours pour lui apprendre à lire et écrire.
Dès sa jeunesse, il fabriquait toutes sortes de petits objets en bois. Après le décès de sa mère alors qu’il n’a que dix-sept ans, et sa santé s’améliorant, il est contraint de travailler comme mineur de fond mais ne supporta pas les conditions de travail, humidité, poussière, enfermement et fut redirigé au poste de lampiste.
A sa retraite, à l’âge de quarante-sept ans, il donna tout son temps, « tous les jours, des heures et des heures » à la fabrication d’objets, oiseaux, chars, avions, personnages célèbres (Laurel et Hardy, John Wayne, Elvis Presley…), façonnés en bois de châtaignier ou poirier qu’il allait récupérer dans la montagne. La plupart de ces sculptures étaient nourries de son imaginaire, de contes, de légendes ainsi que de la culture populaire. De son vivant, il travaille dans son atelier éloigné de la ville. Personne ne partageait les secrets de son labeur et ni sa famille, ni ses amis ne reconnaissaient sa valeur.
Autodidacte passionné, luttant constamment contre l’angoisse et la dépression, Edmond fait partie de ces artistes singuliers aux frontières de l’art brut. Son œuvre, « sans école », habitée d’une extraordinaire densité et ingéniosité, est restée emprisonnée et n’a jamais été présentée officiellement.
Un trésor caché
Découvrir une œuvre exceptionnelle dans un grenier, au cœur d’un petit village cévenol après le décès de son auteur, est certes un événement, mais aussi un choc émotionnel d’autant plus que cette dernière n’a jamais été montrée encore dans sa totalité.
Dans le petit monde de la création des autodidactes dont un réseau d’amateurs, de collectionneurs assure depuis longtemps la promotion, peu d’auteurs ont, comme Edmond Barrial, maintenu leur activité artistique à l’abri de tout regard pratiquement jusqu’à la fin de leur existence. Cette exposition présente une quarantaine de pièces uniques (sur peut-être une centaine).
Rdv : Hall d’entrée du Musée d’Art Brut à 9h45 pour une visite à 10h / Adresse 1, Rue Beau séjour 34090 Montpellier
| Pour | Participation forfaitaire |
|---|---|
| CNRS Actifs ou retraités Votre compte CAES doit être à jour. | 8 € (coût réel 10€ avec une subvention fixe de 2€) |
| Partenaires : INSERM-INRA | 10 € |
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